Autour de Chez Moi – La Ligne de Chemin de Fer du Tramway du Champsaur –

Des pages et des articles consacrés à mon environnement immédiat autour de chez moi.

Le chemin de fer Grenoble Gap

Article en cours de rédaction

Source : inventaires ferroviaires

Historique

L’idée d’une liaison ferroviaire de Grenoble à Gap remonte au milieu du XIX° siècle. Une première ligne métrique est mise en service jusqu’à La Mure le 1er août 1888. Son rôle initial était surtout de descendre le charbon des mines du bassin houiller de la Matheysine vers la vallée. En cette région montagneuse difficile d’accès, elle assure aussi très vite un service voyageurs et, en raison de son profil difficile et de son trafic, est électrifiée en 1912.

Conformément au projet d’origine, le prolongement vers le sud est envisagé dès 1904 pour désenclaver le Valbonnais. Cependant, les travaux sont longs et difficiles en fonction de la nécessité de construire deux ouvrages d’art majeurs : les viaducs de la Roizonne et de la Bonne. Ainsi, le village de Valbonnais n’est atteint qu’en 1926 et celui de Corps, limite sud du département, en 1932.

Côté Hautes-Alpes, en Champsaur, les travaux ne débutent qu’en 1913. Cependant continués pendant la première guerre mondiale grâce à des prisonniers allemands, Ils peinent à reprendre après cette dernière. Avec la concurrence automobile, l’heure des voies ferrées secondaires est passée et les travaux sont définitivement arrêtés en 1928. Dès lors, la ligne du Valbonnais n’ayant plus qu’un intérêt limité, ferme à son tour en 1945.

Si la majeure partie de la ligne de La Mure à Gap se confond avec la route Napoléon, elle s’en sépare néanmoins sur son dernier quart pour franchir le col de Manse et redescendre vers Gap. Cette section (n° IGRF 38489.01D), mise en chantier mais jamais terminée, est donc la suite logique de la Route Napoléon et du Tramway du Valbonnais. Elle existe toujours aujourd’hui sous la forme d’un chemin parfois balisé. On peut la suivre pied ou en VTT sur la presque totalité de son parcours. Outre un viaduc et des vestiges intéressants, ce chemin offre de superbes dégagements sur la chaîne des Alpes.

De Brutinel au village du Cros.

Ci-après, le début du parcours qui constitue la continuation de la ligne du Tramway du Valbonnais

Peu après Brutinel, pour grimper le col de Manse, la voie ferrée abandonne la Route Napoléon et son tracé se confond avec le chemin situé à gauche de la chaussée.

A la sortie de Brutinel en direction de Gap et du Col Bayard
Le Chemin quitte la route Napoléon sur la gauche
En direction de la vallée du Champsaur

Le chemin s’engage ensuite à travers champs puis effectue un virage sur la droite et longe pendant quelques centaines de mètres en tranchée la bordure Ouest du torrent de la Bonne et bifurque ensuite vers la gauche sur un talus conséquent pour traverser perpendiculairement le lit du torrent sur un étonnant ouvrage d’art assez impressionnant et en très bon état.

Le Chemin monte doucement à travers les bosquets
puis débouche à travers champs en virant sur la droite
et se dirige vers le bord du torrent.
En sens inverse, vue sur le Vieux Chaillol
Au bord du thalweg. Les murs et les fossés toujours en place.
Le chemin remonte le long du bord du torrent de la Bonne
Il tourne sur la gauche au dessus d’un mur qui barre le lit du torrent
Pour contraindre les crues à s’engouffrer sous le pont
l’ouvrage d’art est en parfait état cent ans après
vue du mur barrage et du pont. Le chemin passe au dessus.

Après le pont la ligne continue en direction de l’Est sur deux cents mètres et débouche sur la plaine. Le chemin se confond alors avec un chemin carrossable dénommé « Le Chemin de la Ligne » pour arriver en passant entre les bâtiments d’exploitations agricoles au milieu d’une petite zone pavillonnaire en dessous du village du Cros. Elle offre de beaux panoramas à l’Ouest sur le Dévoluy, au Nord sur la montagne de Chaillol ainsi que sur les Autanes au Sud Est. A l’Est on aperçoit les montagnes d’Orcières et les crêtes qui, au fond de la vallée, surplombent le village de Prapic et le séparent de la vallée de Freissinières.

Après le passage du pont, le chemin monte en ligne droite
et en tranchée entre murs et fossés, plein Est vers la plaine
et est utilisé comme chemin rural pour accéder aux fermes
et au village du Cros ou il devient
Le « Chemin de La Ligne ».
En regardant à l’ouest
vers les crêtes du Dévoluy
Depuis les Cros, vue sur les Autanes au Sud Est
Aux Cros depuis le chemin, vue vers le Nord de la montagne de Chaillol
A l’Est les crêtes du Parc des Ecrins en fond de vallée au dessus de Prapic

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