Compostage – Historique

Bien avant que l’homme n’envahisse la planète, les phénomènes de compostage étaient naturellement actifs. Dans chaque marécage, forêt et prairie – partout ou se trouvait de la végétation, il y avait une activité de compostage. Puis, il y a bien longtemps, un de nos ancêtres à remarqué que les cultures étaient plus vigoureuses lorsqu’elles poussaient à proximité de fumier et de végétaux en décomposition. Cette découverte fut ensuite transmise aux générations suivantes. Le compostage, ce processus parfaitement naturel qui se déclenche spontanément devint un procédé que nos ancêtres apprirent à utiliser.
Une des premières références à l’utilisation du compost en agriculture remonte à des tablettes d’argile gravées de l’Empire Acadien en Mésopotamie, mille ans avant Moïse. Les Romains en connaissaient la technique, les Grecs et les tribus d’Israël en parlent. Il y est fait référence dans la Bible et dans le Talmud.
Il existe aussi des références au compostage dans des textes liturgiques médiévaux et dans la littérature de la Renaissance. William Caxton, un imprimeur du 15 ème siècle l’épelait « compostyng ». Hamlet à ce mot : « n’apportez pas du compost aux mauvaises herbes pour les rendre plus fortes ».
Les Chinois ont appliqué systématiquement les principes du compostage. Les déchets de cultures étaient déposés sur les voies de circulation pour être broyés par le passage des chariots. Ils étaient ensuite réutilisés dan les champs mélangés à du fumier d’origine humaine et animale.

Au 19 ème siécle en Nouvelle Angleterre, l’entreprise Stephen Hoyt and Sons utilisa 220.000 poissons en une saison pour fabriquer du compost. Leur méthode : étaler une couche de boues (de la vase d’étangs et de marécages) sur une épaisseur d’environ 35 cm, puis une couche de poissons, puis une couche de boues et ainsi de suite jusqu’à atteindre une hauteur de 1,80 m. Ils retournaient ensuite régulièrement le tas jusqu’à compostage complet.
Le début du vingtième siècle et particulièrement la période d’après la deuxième guerre mondiale ont introduit les méthodes de culture « scientifiques ». Ces techniques mettaient en en avant l’utilisation d’engrais chimiques riches en éléments nutritifs. Les mélanges de boues et de poissons crevés ne semblaient pas très efficaces face à un sac d’engrais chimique.
Pour les paysans de bien des régions du monde, les nouveaux engrais chimiques remplacèrent le compost.
En 1905, un agronome du Gouvenement britannique, Sir Albert Howard, se rendit en Inde. Il y séjourna 29 ans et expérimenta de nombreuses techniques de fabrication du compost avant de choisir la Methode Indore. Cette méthode consite en un mélange de trois quart de déchets végétaux et un quart de fumier. Les déchets sont diposés en couches et retournés pendant la décompostion.
La publication du livre de Sir Howard : « An Agricultural Testament » (1943), relanca l’intérêt pour les méthodes d’agriculture et de jardinage « biologique ». Le travail de Sir Howard et les recherches qui en ont découlé lui on valu la reconnaissance de la paternité des méthodes « biologiques » modernes. En amérique du nord, J. I. Rodale à continué et developpé le travail de Sir Howard. Il a crée le « Farming Research Centre and Organic Gardening magazine ». A l’heure actuelle, les techniques d’agriculture et de jardinage « biologiques » deviennent de plus en plus populaires. Même les agriculteurs qui utilisent principalement les engrais chimiques reconnaissent l’intérêt du compost pour la croissance des végétaux et pour la remise en état de sols épuisés et sans vie.

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