
Les pratiques de taille qu'il faut éviter


*Note du traducteur : notre connaissance des jardins ne fait que confirmer les mauvaises pratiques et les mauvais traitements appliqués à la taille des arbres dans de nombreux jardins et parcs privés. Nous rappelons ici l'axiome de base développé dans ces pages : il vaut mieux abattre un arbre envahissant pour le remplacer par un sujet mieux adapté à l'espace disponible que pratiquer des tailles absurdes et laides. Celles-ci ne peuvent qu'entrainer les maladies et la dégénérescence du sujet ainsi maltraité.
Figure 7A. Couronnement
Figure 7B. Ebranchage
La pratique du rabattage sans précaution des grosses branches sur le pourtour de la couronne de l'arbre, très courante en France, est souvent effectuée pour réduire la hauteur des arbres (Fig. 7A). L'ébranchage qui est une taille de réduction des branches latérales entre deux noeuds est souvent effectué pour réduire l'amplitude des branchages (Fig. 7B).
Ces pratiques de taille provoquent invariablement des drageonnages anarchiques ou la dégénérescence et la mort de la branche coupée, jusqu'au niveau de la branche inférieure. Les drageons ont en général une mauvaise prise sur la tige de base qui peut être elle même en dégénérescence.
Les tailles mal effectuées provoquent des blessures inutiles et souvent l'arrachage de l'écorce de la tige principale (Fig. 7C). Les tailles à ras de la tige ou du tronc abiment les tissus végétatifs et peuvent les faire dégénérer (Fig. 7D). Les tailles laissant des chicots retardent la cicatrisation et permettent ainsi le développement de chancres et champignons qui détruisent le cambium, retardant ou empêchant la formation de tissus cicatriciels (Fig. 7E).
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Figure 7C. Arrachage de l'écorce --------------------- Figure 7D. Coupe à ras ------------------------------- Figure 7E. Chicots